À 4 ans, Roman Abramovitch perd ses deux parents.

Il grandit dans une petite ville de Sibérie,

loin du pouvoir et encore plus loin du luxe.

Adolescent, il vend tout ce qu’il peut pour survivre.

Des jouets, des cigarettes, même de l’essence.

Puis l’Union soviétique s’effondre.

Le pays plonge dans le chaos.

Mais au milieu du désordre, certains voient apparaître des opportunités immenses.

Abramovitch comprend très vite une chose :

dans un monde qui change, les bonnes connexions valent plus que l’argent.

Il lance plusieurs petits business.

Pas très glamour. Mais suffisants pour entrer dans les bons cercles.

Petit à petit, il se rapproche de Boris Berezovsky, l’un des hommes les plus influents de Russie à l’époque.

C’est là que tout bascule.

Dans les années 90, la Russie privatise ses entreprises d’État.

Des actifs gigantesques sont vendus pour une fraction de leur valeur réelle.

Abramovitch et Berezovsky rachètent alors Sibneft, une compagnie pétrolière géante.

Montant du deal : 250 millions de dollars.

À l’époque, presque personne ne réalise ce que cette entreprise vaut réellement.

Puis le pétrole explose.

Et en 2005, Abramovitch revend Sibneft pour… 13 milliards de dollars.

Un retour multiplié par 52.

L’un des deals les plus rentables de l’histoire moderne.

Mais il ne s’arrête pas là.

En 2003, il rachète Chelsea pour environ 140 millions de livres.

Le club traverse une période compliquée.

Abramovitch injecte des centaines de millions et transforme totalement l’équipe.

Les meilleurs joueurs arrivent.

Les trophées aussi.

5 Premier League.

2 Ligues des Champions.

Chelsea devient une marque mondiale.

Puis en 2022, tout change encore une fois.

Sanctions. Pressions politiques. Actifs gelés.

Abramovitch est forcé de vendre le club pour un montant de 4,25 milliards de livres.

Même dans la tempête, il réalise encore un profit colossal.

Son histoire montre une chose fascinante :

Elles naissent souvent de la capacité à voir ce que les autres ne voient pas encore.

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